nous aimons ce monde d’ombres fines,
éparses d’éclats de soleil

et lorsque la fraîcheur remonte
dans la vallée d’arbres
les oiseaux enfin s’entendent
et se taisent nos voix
et montent les mains
qui célèbrent la douceur de l’ombre
le long d’écorces d’arbres creusées

d’une danse si fine
nous lançons les prémisses
alors qu’encore la lumière nous cherche
nous jouons de l’obscur
et retrouvons les ravines,
les saillies très profondes
de nos paysages intérieurs

et de longues descentes d’arbres emmêlés
fouissant le sol pour encore reprendre l’eau,
très loin dans l’obscur de la terre...

dans l’ombre, dans le chemin
d’une danse si fine,
nous racines se font tiges
et fleurs...

 

Dans l’ombre, le souffle : Serge Paulus (Texte), Pascal Naud (Photographies)