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Terre d'hiver
Vallée Bras-du-Nord - Saint-Raymond-de-Port-Neuf
Atelier nomade du 28 au 30 mars 2008
Carnet réalisé sous le pilotage
de Marie-Hélène Harvey, Mélody Côté, Hélène Guy,
Camille Allaire & Jean Désy

Présentation - Cartes du lieu - Fiche librairie

 
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Carnet de navigation n°7
 

Sommaire

Jean Désy : « Dans le bois, l’hiver, en poésie… »
Roxanne Lajoie : « J’ai le cœur à l’hiver »
Kathleen Gurrie : « Niches ludiques »
Nicolas Lanouette : « Saint-Raymond-Percé »
Nelly Duvicq : « Sur le pont »
Normand Génois : « Jeu d’enfant »
Denise Brassard : « La ligne de partage des eaux »
Xavier Martel : « Gras comme un voleur »
Camille Allaire & Roxanne Lajoie : « Poème du Chemin des Hauteurs »
Valérie Blanchet : « Au creux de l’hiver »
André Carpentier : « Quelque part dans l’érablière à bouleau jaune… »
Hélène Guy : « L’empreinte de l’hiver » 
Émilie Allaire : « Parcelles d’hiver »
Isabelle Billard : « Ce que protègent les murs »
Camille Allaire : « Chronique de ma terre d’hiver »
Roxanne Lajoie : « Dernier matin de yourte »

 
 
 
 
 

Terre d’hiver

Nous nous rassemblons dans la perspective de nous fondre, sans rien dominer, aux éléments de la Terre d’hiver, chez nous, en Boréalie, dans la Vallée Bras-du-Nord, tout près de Saint-Raymond de Portneuf. Si cette fin de semaine est organisée, c’est simplement pour nous permettre de vivre la géopoétique en toute harmonie, dans un lieu incitant à la collusion entre les humains et leur Nature. Cette Nature qui nous environne, mais qui est aussi «nous», nous qui savons vibrer à des forces qui ne sont pas extérieures à nous, mais dont nous sommes issus, dont nous faisons partie. Si nous avons une raison d’être, une première et déterminante raison d’être sur cette Terre, c’est de pouvoir en montrer la beauté.
Notre devoir est d’admirer le monde en toute poésie. Un long moment en forêt, sous la consigne géopoétique, donne l’occasion de prendre conscience de la possibilité de vibrer avec la Terre d’hiver. Il nous faut insister sur l’étroitesse des rapports existant entre la Terre et nous, particulièrement en hiver, parce que cela suppose une misère relative, avec quelques difficultés éventuelles : de grands froids, de la neige, peut-être beaucoup de neige, de l’eau sous des glaces fragiles, ou même (le pire!) de la pluie, mais aussi le spectacle d’une grande cascade, après une longue marche en forêt, parmi les arbres et les animaux.

Camille Allaire, Jean Désy et Hélène Guy